Alors c'est donc ça. Ce qui a envahit il y a presque un mois la quasi totalité de tous mes anciens compagnons de classe - puisque c'est ainsi que je dois les nommer a present. La prise de conscience est dure.
Tout se chamboule. La vie est trop grande, là-bas. Les hivers y sont trop froids. Et puis paradoxalement, y'a ce petit 14m², ce petit chez moi, ce petit parmi ces trop grands.
N'ayez crainte, papa maman. Je resterai la, un peu. Dans ma chambre, dans ce fauteuil dans le salon, celui que je me suis attribué.
N'aie crainte, jolie Princesse. Je t'emporte avec moi la bas; Tu ris toujours devant mes yeux, meme si pourtant tu n'est pas la. Si, quelque part, tu es sans cesse la.
Si les Photos de vous me manquent, j'en inventerai. Je les poserai sur un gueridon, au fond de mes yeux. Comme ca, j'aurai beau regarder partout, votre reflet soufflera continuellement sur ma retine, a en faire tomber des larmes de melancolie.
Les premiers temps seront durs, mais je m'imaginerai des moments parfaits en votre compagnie. Ceux la me feront rire au rythme des nuits blanches.
Ma tete est un tapis volant.